« Media Loves Tech » : Quand la scène médiatique tunisienne évolue à l’ère du numérique

Envoyé spécial , Oussema Djemaa (étudiant en 1ère  année journalisme)


Tunis – Une conférence organisée par la DW Akademie (l’académie de la chaîne allemande publique Deutsche Welle), l’association « Alkhatt » et la coopération allemande, a eu lieu à Tunis, du 22 au 24 octobre 2018. Cette conférence avait comme intitulé “Media Loves Tech”.

Il s’agit d’une conférence dont le thème est les médias à l’ère du numérique et des nouvelles technologies. L’objectif de cette conférence était non seulement de montrer l’utilité des nouvelles technologies pour assurer un travail journalistique mais également pour mettre l’accent sur un nouvel horizon du domaine technologique et rendre la technologie accessible à tout le monde, en répondant aux attentes des publics.

Des journalistes du monde entier ont marqué leur présence à cette conférence, que ce soit pour échanger des idées avec les publics présents ou pour avoir une idée sur l’évolution du domaine des médias en Tunisie, le berceau du « printemps arabe ».

Rappelons ainsi que la Tunisie est le seul pays arabe parmi les pays révolutionnaires qui a réussi sa transition démocratique.


Le journalisme à l’ère des médias sociaux et des fausses nouvelles

Lors de cette conférence, les publics présents ont mis l’accent sur le l’influence des médias sociaux sur l’actualité, dans le domaine du journalisme et ont présenté les outils et les techniques pour combattre les fausses nouvelles. Déjà en Tunisie, 7 millions de Tunisiens disposent d’un compte Facebook . Les publics présents ont confirmé qu’il ne s’agit pas seulement de sites de rencontre mais il s’agit plutôt des bases de données gigantesques que ce soit pour Facebook ou pour Twitter. Ce sont des sites qui manipulent le transfert de l’information.

 Face à l’effet des médias sociaux, les médias classiques aussi bien que les start-ups médiatiques ont adopté quelques méthodes pour suivre les pratiques de leurs publics et avoir une idée sur leurs attentes.  Un proverbe disait déjà :  “keep your friends close but your ennemies closer” , c’est à dire: “Soyez proche de vos amis et d’avantage encore de vos ennemies”.

Puisque la conférence était dédiée aux nouveaux médias à l’ère d’Internet et des médias sociaux, les représentants de quelques médias tunisiens et étrangers, on mis l’accent aussi bien sur le contenu proposé aux publics de leurs médias que sur leurs audiences, leurs plans d’offres pour attirer les publics et les sponsors.

 
"Facebook, Twitter et Instagram sont devenus ainsi les plateformes de base pour assurer la transmission de l’information auprès des publics des médias "

Un débat a été d’ailleurs lancé lorsque les propriétaires des médias ont évoqué le sujet des sponsors et de la gratuité de certains services. A titre d’exemple, « JOTA » une plateforme brésilienne qui a démarré ses activité avec les tweets au point qu’elle est devenue un site de renommée au Brésil. Elle a réussi à réaliser un revenue de 2M$ issus des sponsorisations et des abonnements des publics. Le « Desk » au Maroc est arrivé aussi à faire un chiffre d’affaire très important de la même manière, mais la façon avec laquelle ils attirent les gens à lire leur magazine en ligne est bien plus intéressante que celle de « JOTA » étant donné que ce projet est basé dans un pays Nord-africain.

Ensuite, selon les intervenants à cette conférence, chaque plateforme utilise les médias sociaux comme étant une source de financement mais aussi une source pour attirer l’attention des lecteurs et abonnés. Facebook, Twitter et Instagram sont devenus ainsi les plateformes de base pour assurer la transmission de l’information auprès des publics des médias. Ainsi, l’âge des liens RSS est dépassé et devenu assez archaïque à l’ère de ce nouveau monde du numérique. Aujourd’hui, on ne cherche pas à créer de nouveaux postes de travail mais on veut mettre en place des personnes capables de gérer le contenu sur le net, transmettre le message auprès des publics et lutter contre les “Fake-News”.

Notons ainsi que les fausses nouvelles présentent un « virus » qui attaque tous type de médias. Ces médias devront savoir comment lutter contre toute pratique qui touche à la déontologie du métier surtout que ceci donne un impact sur la scène médiatique, aussi bien à l’échelle locale qu’internationale.


Du contenu papier au contenu numérique

S’agissant du contenu médiatique, la rédaction en ligne est différente de la rédaction pour la presse papier que ce soit au niveau de la longueur de l’article ou de l’élément utilisé (audio, vidéo ou autre).

D’autres technologies ont été appliquées ces dernières années dans le domaine de l’Intelligence Artificielle “AI”. Aujourd’hui, avec ce système de codage informatique, on arrive à filtrer les informations pour faire la distinction entre les bonnes et les fausses nouvelles. Cette technologie a été d’ailleurs adoptée par Facebook.inc, Twitter.inc, Google.inc et bien sûr d’autres sites web, ce qui a eu un grand impact sur le domaine journalistique, d’une manière étonnante. A titre d’exemple, on arrive aujourd’hui, en tant que média, à déterminer ce que nous devons publier comme contenu pour attirer les internautes en lignes. Ceci nous guide vers notre audience éparpillée sur le web.

En fait, un lien entre le domaine du journalisme et le domaine des technologies numériques s’est imposé et il n’y a plus de séparation entre les deux domaines. Toutefois, une question s’est posée à maintes reprises durant la conférence : est-ce que ce progrès va-t-il mettre fin au travail du journaliste ?

Ainsi l’avenir de la scène médiatique reste flou à ce niveau technologique au moment où on parle de la « Réalité Augmentée », de la « Réalité Virtuelle », de l’ « Intelligence Artificielle ».  Ce sont des technologies qui aident l’audience à recevoir l’information d’une manière plus intéressante mais permettent également aux médias de connaitre leurs publics.

 Sources :

« Plus de 7 million d’utilisateurs Facebook en Tunisie au 31 décembre 2017 » [en ligne], URL :  
https://www.espacemanager.com/plus-de-7-millions-dutilisateurs-facebook-en-tunisie-au-31-decembre-2017.html, consulté le 09/11/2018

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